Glass Onion : un crime qui aurait pu être évité
Dans cette nouvelle aventure "A coûteaux tirés", le détective Benoit Blanc doit élucider le mystère qui entoure un milliardaire de la tech et sa bande.
L'entrée dans l'univers de Glass Onion est douloureuse tant elle est inutilement longue. L'introduction du film compose sa première moitié et pose les bases bancales de ce whodunit. Ce huis clos se déroule pendant la pandémie et met en scène des personnages caricaturaux, sans charisme, issus de milieux sociaux favorisés. Le film entend ainsi dresser une sorte critique sociale mais qui, comme beaucoup de ses prétentions, tombe à plat.
C'est comme si Glass Onion ne démarrait qu'à partir de sa seconde moitié... Si elle avait reposé sur des bases plus solides, la magie du choix de mise en scène aurait davantage opéré. Ici, à peine le film devient intéressant que c'est déjà l'heure du dénouement. Il faut avouer que l'élucidation du mystère fait son petit effet mais elle se perd malheureusement dans un semblant tarantinesque là aussi mal maîtrisé.